Les manfras ou frangas, ça vous dit quelque chose ? Loin d’être des fruits exotiques ou des formes méconnues de danses latines, ces néologismes désignent les bandes dessinées reprenant la patte graphique, le format ou le genre de narration des mangas… réalisées par des auteurs français (d’où l’origine du néologisme).

Encore relativement méconnu du grand public pour qui l’exotisme des ouvrages japonais joue beaucoup dans l’intérêt porté à ce type de littérature, ce genre se démocratise pourtant peu à peu, les productions récentes ayant gagné en qualité. Il atteint même la 2ème place mondiale derrière le Japon en 2014, alors même que le marché subissait une baisse d’activité de -2,1%. Un succès assurément dû aux quelques éditeurs visionnaires qui ont laissé leur chance aux petits frenchies fans de niponneries.

Dofus et Lastman, success stories aux notes d’Asie

Et c’est Ankama qui ouvre le feu en 2006 : Dofus, inspiré du jeu vidéo éponyme, sort dans les rayons français propulsé par un trio d’auteurs franco-belges. Il faut dire que l’univers graphique de ce jeu de rôle massivement multijoueur aux couleurs pastels appelait à être posé sur papier. Après 23 tomes sortis, plus d’un million d’exemplaires ont été écoulés. Plus récemment, Lastman et ses tournois de bagarre n’étant pas sans rappeler un certain Dragonball, a été récompensé du prix de la meilleure série au festival d’Angoulême. Last Fight, adaptation du manga sur PC et consoles sortira un peu plus tard. A croire que le futur du manga français est intimement lié aux productions vidéoludiques…

Tschüss !